L'offre d'achat immobilier est votre premier acte formel de négociation. Bien rédigée et argumentée avec des données, elle augmente considérablement vos chances d'obtenir le bien au prix juste.
85 %
des offres argumentées avec des données aboutissent à un accord (vs 50 % des offres brutes)
L'offre d'achat : mode d'emploi
L'offre d'achat (ou «proposition d'achat») est un document écrit par lequel vous proposez d'acheter un bien à un prix donné, avec des conditions. Le vendeur peut accepter, refuser, ou faire une contre-proposition.
L'offre vous engage : si le vendeur accepte, vous devez aller au compromis. Mais elle a une durée de validité limitée(typiquement 5 à 10 jours), ce qui vous protège.
Préparer son offre
Avant de rédiger, rassemblez :
- Votre financement : attestation de prêt ou simulation bancaire. Un acheteur finançable est pris au sérieux
- Les données de marché : transactions DVF comparables à proximité
- Les défauts identifiés : DPE, risques, travaux, copropriété — tout ce qui justifie un prix inférieur
- Votre prix cible : calculé sur la base des données, pas de votre budget max (ne le révélez jamais)
Rédiger l'offre d'achat
L'offre écrite doit contenir :
- Identification du bien : adresse, superficie, nombre de pièces, lot de copropriété
- Prix proposé : en lettres et en chiffres
- Mode de financement : «sous condition suspensive d'obtention d'un prêt de X € à un taux maximum de Y %»
- Durée de validité : 7 à 10 jours ouvrés
- Conditions : toute condition particulière (travaux réalisés avant vente, mobilier inclus, etc.)
Quel montant proposer ?
Le montant dépend de l'écart entre le prix affiché et la valeur de marché (DVF) :
- Bien au prix du marché : offre à -2 à -5 % (marge de discussion)
- Bien surcoté de 10 %+ : offre à -8 à -15 %, argumentée avec les transactions DVF
- Bien avec défaut majeur (DPE G, travaux, risques) : offre à -15 à -25 %, chiffrée poste par poste
- Bien en ligne depuis 3+ mois : le vendeur sait qu'il est surcoté. Marge de 10 à 20 %
Ne proposez jamais un prix que vous ne pouvez pas justifier. Un chiffre «sorti de nulle part» sera perçu comme irrespectueux et rejeté immédiatement.
Argumenter avec des données
La structure d'un argumentaire efficace :
- Contexte marché : «Les 10 dernières transactions comparables dans un rayon de 500m donnent un prix médian de X €/m² (source DVF)»
- Évaluation du bien : «Appliqué à la surface du bien, cela donne une valeur de marché de X €»
- Facteurs de décote : «Le DPE G nécessite X € de travaux / la zone est exposée au risque Y / la taxe foncière est de X €/an»
- Proposition : «Compte tenu de ces éléments, nous proposons X €, soit une décote de Y % par rapport au prix affiché»
- Signal positif : «Notre financement est bouclé et nous pouvons signer dans les 3 mois»
Les réponses possibles du vendeur
- Acceptation : vous êtes engagé. Passage au compromis
- Contre-proposition : le vendeur propose un prix intermédiaire. Évaluez si c'est dans votre budget et si les données le justifient
- Refus : soit le prix est déjà juste, soit le vendeur n'est pas pressé. Vous pouvez revenir plus tard si le bien reste en vente
- Silence : passé la durée de validité, votre offre est caduque. Vous n'êtes plus engagé
Appuyer son offre avec Fonciris
Le rapport Fonciris fournit les données nécessaires pour rédiger une offre argumentée : prix DVF, transactions comparables, risques identifiés, DPE, coût total sur 10 ans. Le score de négociation en eurosvous donne directement le montant justifiable de remise.
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